Couple Energie – Déchets pour l’Afrique

Dans le contexte du développement soutenu de sa population, la question de l’accès à l’énergie est un défi pour l’Afrique. Soleil, vents, eaux sont des éléments naturels à mieux exploiter pour construire un modèle durable d’accès à l’énergie pour les populations et les entreprises africaines.

Toutefois en y regardant de plus prêt une autre ressource peut également rentrer utilement dans le mix énergétique des mégalopoles africaines. En effet les déchets de ces villes sont encore majoritairement composés de déchets biologiques facilement méthanisables au travers d’équipements de quartier et de plastiques qui peuvent fournir du gasoil par dépolymérisation.

Ces technologies peu couteuses ont l’avantage de fournir du gaz et du combustible, qui permettent de rémunérer la structuration d’une collecte basée sur les micro-entreprises de l’économie souterraine qui, partout travaillent à la valorisation des déchets.

Si l’on y réfléchit un peu, il est inconcevable de continuer à alimenter les industries comme les cimenteries uniquement en pétrole alors que du bois, des plastiques, des papiers, des bouts de cartons sont mis, au mieux dans des décharges stériles.

Organiser une collecte de ces résidus peut permettre par une préparation basique de préparer des combustibles solides de récupération dont les industries et les producteurs d’électricité peuvent être friands.

Ainsi une réflexion plus globale doit conduire à penser les enjeux sans œillères, l’exemple des déchets et de l’énergie en est bon exemple.

Si l’on y regarde de plus près les obstacles à lever existent mais restent traitables. Ils tiennent le plus souvent à l’organisation administrative et territoriale. De manière universelle, chaque structure gère sa problématique de manière autonome.

Une bonne solution pour avancer peut-être de constituer des sociétés de type économie mixte regroupant les collectivités territoriales, les sociétés productrices et distributrices d’énergie et les entreprises consommatrices. Cette mise en commun peut être un moyen de porter les investissements en commun, mais surtout de lever plus facilement les obstacles administratifs.

En amont l’organisation de la collecte peut être portée par la création de coopératives d’apporteurs. Il y a là des dizaines de milliers d’emplois à la clef.

Nous avons là des solutions concrètes pour participer à travers toute l’Afrique, à l’atteinte des objectifs des COP 21 et 22.

Par Eric CHEVALLIER, 22 juin 2016

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